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Les élèves de 1ère L/ES ont visité l’exposition Christian Dior, couturier du rêve au Musée des Arts Décoratifs à Paris.

dimanche 19 novembre 2017 par J. MARTIN

La visite de l’exposition (20 octobre 2017) fait écho au mot d’ordre de notre année scolaire 2017-2018 en première L/ES, impulsion empruntée à Shakespeare : « Nous sommes faits de l’étoffe de nos rêves » (La Tempête).
Nous avons construit notre regard à travers trois lignes directrices : selon une approche scénographique (LUMIERES !), selon une approche thématique (INSPIRATIONS), selon une approche socio-économique (PRODUCTION-DIFFUSION ).
Il s’agissait avant tout de découvrir et d’envisager les métiers qui gravitent autour de cet événement, croisant les domaines de la création, de la production et diffusion ainsi que de la communication. De l’architecte au technicien lumière ou au régisseur, en passant par l’archiviste, le conservateur de patrimoine, le chargé de relations publiques, le chef de publicité ou l’attaché de presse, les élèves ont réalisé des fiches-métiers qui les aideront au cours de l’année à esquisser un parcours personnel et décider de leur orientation.

En Lettres, nous questionnons les images de la mode et les représentations de l’homme qu’elles forgent. L’exposition fait écho aux essais, réflexions ou fictions sur la mode, illustrés par des textes de Montesquieu, Diderot, Balzac ou Baudelaire. La confrontation des collections aux modèles qui les inspirent permet également d’interroger le principe de réécriture, objet d’étude de la filière L. Ainsi, la nef que les scénographes ont conçue pour clôturer l’exposition réactualise la scène de bal romanesque prégnante dans l’imaginaire collectif. De même, l’exposition pourra porter un éclairage sur la lecture de la pièce La Dispute : en contrepoint aux personnages de Marivaux, les robes de Dior, véritables produits culturels, interrogent l’image de soi au regard de l’autre, ainsi que la dialectique de l’être et du paraître.

En SES enfin, les élèves ont cherché à comprendre comment la mode est à la fois un facteur économique, le révélateur d’une société et un vecteur de la mondialisation. Plus tard dans l’année, la visite nourrira l’étude d’une notion spécifique : le contrôle du corps féminin par l’économie et les politiques sociales. Les professeurs : Aline Marchadour et Frédérique Masson.
« Qu’elle soit esthétique, technologique ou vestimentaire, la mode a toujours été présente dans notre société. Certains la voient d’un mauvais œil ; d’autres s’y intéressent – elle est un sujet de satire dans les Lettres persanes de Montesquieu, ou un sujet d’éloge dans les Curiosités esthétiques de Baudelaire. Nous pouvons dire que c’est un sujet qui divise !
Longtemps, la mode a défini un idéal esthétique tout en identifiant une classe sociale aisée soucieuse de son apparence. Pourtant, la mode change et est le reflet de la société. Elle modèle les corps : les costumes sombres habillent les mélancoliques romantiques, et les corsets enferment les femmes soumises du XIXème siècle. Aujourd’hui, je dirais que nous vivons un siècle de liberté. A notre époque, personne ne cherche à ressembler à l’autre. Au contraire, chacun recherche l’originalité pour exprimer sa singularité, par son maquillage, sa coiffure, ses vêtements. On ne peut énumérer les styles que l’on rencontre dans les rues de Paris par exemple : le style sobre, le style coloré, le style « vintage » (qui consiste à retrouver les vêtements anciens de sa famille ou d’époques passées). Ainsi, le vêtement n’est plus un signe de distinction sociale. Pour moi, la mode n’est plus un moyen politique de montrer les disparités sociales. La mode est devenue une forme d’expression. » Essai sur la mode, Sarah De Medeiros.

Les élèves parlent de l’exposition :

« Dior invente le style « New Look » au printemps 1947. Ses créations vont alors célébrer la féminité. Les lignes des modèles réinventent l’image de la femme-fleur et redessinent les courbes de la silhouette académique du ballet classique. » Inès Pereira

« La lumière est un facteur d’interprétation des lignes et des objets. En effet, l’intensité des couleurs (couleurs chaudes ou couleurs froides) créent une atmosphère ou un caractère. » Yasmine Brik.

« La lumière révèle la nature des matériaux et des étoffes : le cuir, le velours, le fil d’or, la soie… » Rémy Machado.

« Les jeux d’ombre et de lumière permettent de créer des effets saisissants dans les lieux d’exposition. Une tension dramatique peut jaillir d’un espace assombri, grâce à de fins faisceaux de lumière traversant l’obscurité et attirant le regard du visiteur vers les pièces exposées. » Inès Pereira

« Christian Dior exploite et déploie les figures de stars à travers des images publicitaires, des courts métrages en en faisant des égéries. Dans Snapshot in L.A, Marion Cotillard incarne la femme Dior, charismatique, colérique, parfois proche de la folie. Dans J’adore, sans doute l’image la plus médiatique de la marque, Charlize Theron joue la femme fatale, tandis que dans Miss Dior, Natalie Portman représente la simplicité, le charme et la sensibilité. Ainsi Dior et ses successeurs (designers, stylistes ou directeurs-marketing) mettent en valeur l’image de la femme, même s’ils reprennent des clichés qui veulent être enchanteurs. C’est la dernière salle, la Salle de Bal, la plus impressionnante de l’exposition par le décor et la multitude des robes présentées, qui met en scène ces images et ces collections, des créations diverses et fastueuses. Alors si nous devions décrire l’exposition en un seul mot, ce mot serait : magique. » Sara Goncalves Queiras.

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